Grève dans les ports: passe d'armes entre le Medef et la CGT
Début février, la grève dans les ports a suscité une passe d'armes entre la présidente du Medef, Laurence Parisot, et la CGT qu'elle a accusée de "meurtre économique", s'attirant une réplique du numéro un de la centrale, Bernard Thibault, qui a dénoncé une "provocation assez odieuse".

Interrogée sur le conflit qui perturbe fortement l'activité portuaire depuis le début de l'année,
Mme Parisot a épinglé le syndicat sur France Info: "
C'est une forme de meurtre économique et il n'y a aucun sujet qui mérite une telle façon d'agir".
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Ce qui se passe dans les ports français, de Marseille au Havre, en passant par Brest ou Saint-Malo, est une catastrophe", affirmé la présidente du Medef. Selon elle, "
il peut y avoir des désaccords entre syndicats, patronat et gouvernement, mais il n'y a aucun désaccord qui justifie une mise à mort".
Ces propos n'ont pas tardé à déclencher une vive réaction de la part de
Bernard Thibault. "
C'est une provocation assez odieuse de parler de meurtre sur un conflit social", a-t-il réagi. "
Dans le blocage dans les ports il y a une responsabilité très claire (des pouvoirs publics) et Mme Parisot en tant que représentant des employeurs devrait le reconnaître aussi", a-t-il poursuivi.
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Il y a eu un accord conclu avec l'équipe gouvernementale d'avant-remaniement, les salariés sont en droit de protester contre le non-respect d'un accord", a ajouté le dirigeant syndical.
Le conflit dans les ports est né de la volonté du gouvernement de revoir, après le vote de la réforme des retraites en novembre, un accord de principe conclu un mois plus tôt entre partenaires sociaux sur la reconnaissance de la pénibilité pour certains métiers portuaires.
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